Dalip_Topografie_des_Lebendigen_1-555x710
Buchautor(en)

Dalip

Fotos

Dieter Blum, Brigitte Pfeiffer, Mike Wolf

Maße

24 x 32 cm

Seitenanzahl

160

Abbildungen

70 illustrations en couleur

Einband

Livre relié

Sprache(n)

Allemand

ISBN

3-00-017916-X

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Dalip

Topographie des Lebendigen

(Topographie du vivant)

Avant tout, Dalip peint des têtes comme des maisons sans fenêtres ; des formations gris-vert, gris-bleu, épanouies comme des rochers, comme la nature dans laquelle prédomine un chant du temps des anciens dieux, des commencements de la Création.
Ces têtes sont peintes presque de manière abstraite-concrète. Leurs volumes grandissent à partir de la surface, dans de tendres modifications de couleurs. Elles donnèrent un milieu à la surface. Elles divisent la surface peinte à droite et à gauche, mais il manquait l’ouverture.
Les têtes de Dalip sont aussi des têtes mystiques. Dans la froideur innocente de leurs couleurs et formes, ces têtes possèdent une fraicheur telle le matin de la Vie, mais ne nous sourient pas. Elles ne permettent pas de voir derrière leur front.
Mais dans leur force, elles étaient et sont des compagnes sûres, comme un totem ou un mandala. Dalip les peignit solitaires, par deux ou bien en groupes. Elles se font face, se détournent l’une de l’autre. Elle étaient et sont un monde figuré statique, semblable à ce que l’on peut voir chez Giorgio Morandi (1890 – 1964). Ce sont des natures mortes et, tout comme chez Giorgio Morandi, une occasion pour la peinture.
De cette manière sobre de peindre ses têtes, Dalip créa des volumes à travers des nuances clair-obscur. Ces têtes fines sur de longs cous gagnèrent pour elles-mêmes de l’espace. Sans perspectives, elles gagnèrent de la vie dans l’objectivité de la surface par les couleurs. Cette vie est le vivant en soi, l’écoulement du temps en image, laquelle lui propose de s’arrêter.
La position de Dalip est plus proche en cela de Jawlensky que de Beckmann. Mais Dalip ne se ferme pas à l’enregistrement. Au cours des années suivantes, il y a des esquisses, des notices, des annotations du quotidien, qui se retrouvent en image et prennent part à cette consonance tranquille. Les formes deviennent alors plus ouvertes, les couleurs plus libres.
Extrait du Dr. Friedhelm Häring, Museum der Moderne, Gießen

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